Isabelle Mergault, sociétaire des Grosses Têtes de Laurent Ruquier, est décédée à l’âge de 67 ans

Une voix emblématique des Grosses Têtes

Ces dernières années, Isabelle Mergault était l’une des sociétaires les plus appréciées de l’émission Les Grosses Têtes, diffusée sur RTL et animée par Laurent Ruquier. Sa spontanéité, son franc-parler et son sens de la répartie faisaient d’elle une intervenante incontournable. Aux côtés du célèbre animateur avec qui elle entretenait une complicité évidente, elle participait à faire vivre l’esprit irrévérencieux et populaire de l’émission.

Leur collaboration ne se limitait pas à la radio. Isabelle Mergault avait également joué dans plusieurs pièces de théâtre écrites par l’animateur, avant de se lancer elle-même dans l’écriture dramatique. Au théâtre, elle s’est illustrée comme autrice avec plusieurs succès, parmi lesquels L’Amour sur un plateau en 2011, mais aussi La Raison d’Aymé ou encore Elle & Lui. Des œuvres à son image : directes, drôles, souvent impertinentes, et toujours profondément humaines.

Mort d’Isabelle Mergault : une femme à la forte personnalité s’est éteint

Connue pour son légendaire franc-parler, Isabelle Mergault ne laissait personne indifférent. Son humour, parfois abrupt, toujours sincère, reflétait une personnalité entière, libre et profondément attachante. La comédienne n’hésitait jamais à exprimer ses opinions avec authenticité, quitte à bousculer.

Sa carrière avait démarré dans les années 1980 grâce à ses rôles secondaires dans des comédies populaires. Elle y impose rapidement un style unique, jouant volontiers de sa dyslalie, un trouble de l’élocution qui affectait sa prononciation des sons “ch” et “j”. Loin d’être un frein, cette particularité devient sa signature, renforçant son identité comique et sa singularité à l’écran.

En 1991, elle apparaît pour la dernière fois au cinéma dans le film Les Clés du paradis réalisé par Philippe de Broca. Après ce rôle, elle choisit de se détourner du métier d’actrice pour se consacrer à l’écriture et à la réalisation. Ce virage s’avère particulièrement fructueux.

En 2006, elle réalise son premier long métrage, Je vous trouve très beau, et le film rencontre un immense succès, tant auprès du public que de la critique. Cette œuvre sensible et originale lui vaut notamment le César du meilleur premier film, consacrant son talent derrière la caméra.