J’ai recueilli et élevé seule deux jumeaux orphelins alors que j’étais une jeune enseignante célibataire ; vingt-deux ans plus tard, leur geste m’a bouleversée aux larmes

De l’institutrice à la maman

Je n’avais pas prévu d’adopter. Je vivais seule, je consacrais mes journées à mes élèves… mais l’amour ne demande pas la permission. Il s’impose quand il devient une évidence.

Quelques semaines plus tard, après des démarches administratives interminables et des nuits blanches à douter de moi, Mathis et Léo emménageaient chez moi. Ils m’ont appelée « Maman » un peu timidement… et je n’ai jamais ressenti un attachement plus profond.

Élever deux enfants meurtris n’est pas un conte de fées. Il y a eu des cauchemars, des colères, des larmes pour des crayons cassés ou des biscuits brisés. Mais il y a aussi eu des rires, des câlins, des batailles de boules de neige et des dessins pleins d’affection.

De garçons fragiles à hommes accomplis

Mathis est devenu un jeune homme calme, passionné par les livres. Léo, son parfait opposé, adorait la scène et faire rire. Ensemble, ils étaient inséparables. Et moi, j’étais là, chaque jour, pour les aimer, les encourager, les soutenir.

Le jour de leur remise de diplôme, je les ai entendus crier « On t’aime, Maman ! », et j’ai su que chaque doute, chaque fatigue avait trouvé son sens.

Mais ce n’était que le début.

 

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